Awala-Yalimapo, territoire du peuple Kali'na

Deux villages, une même identité culturelle. Awala-Yalimapo est une commune côtière de l’ouest guyanais fondée en 1988. Issue du détachement de Mana, elle regroupe les villages amérindiens de Awala et Yalimapo, peuplés majoritairement de Kali’na. Ce territoire est reconnu pour sa richesse culturelle, son histoire singulière et la préservation des traditions amérindiennes. 

Une commune jeune, ancrée dans son histoire 

Créée en 1988 à la demande des habitants, la commune d’Awala-Yalimapo reflète une volonté forte : celle de défendre une identité culturelle Kali’na distincte et affirmée. Située entre les estuaires du Maroni et de la Mana, la commune tire son nom de deux villages : 

  • Awala, autrefois nommé Aouara, comme le palmier servant à préparer le bouillon traditionnel de Pâques, 
  • Yalimapo, nommé d’après un ancien chef de village. 

Deux autres hameaux complètent le territoire : Ayawandé, au bord de la rivière Coswine, et Kunawayalé (La Bouverie), à l’entrée de la commune. 

Le peuple Kali’na, mémoire vivante de la côte 

Les Kali’na, également appelés autrefois « Galibis », sont l’un des six peuples amérindiens de Guyane. Présents sur la bande côtière de l’Atlantique entre le Brésil et le Venezuela, ils sont réputés pour être des navigateurs et des guerriers. 

Leurs échanges avec les Européens dès le XVIe siècle ont marqué leur histoire. Dans les années 1980, ils se mobilisent pour la reconnaissance des droits autochtones. Cette dynamique aboutit à la labellisation Pays d’art et d’histoire des estuaires Maroni-Mana en 2013, valorisant leur patrimoine vivant. 

Le passé pénitentiaire du Camp des Hattes 

Au-delà de l’histoire autochtone, le site a aussi été marqué par la période du bagne. En 1858, l’administration coloniale installe le Camp des Hattes, annexe de la colonie pénitentiaire de Saint-Laurent. Sa fonction : entretenir un cheptel bovin, mais aussi produire briques et chaux, surveiller l’embouchure, et héberger les bagnards invalides. Le terme « Hattes » vient d’ailleurs du mot « vaches ». 

Une nature précieuse et en mouvement 

Autrefois bordés par de longues plages de sable, Awala et Yalimapo sont aujourd’hui en partie gagnés par la mangrove. L’érosion du littoral est un enjeu réel, mais la plage des Hattes reste accessible. C’est aussi un site majeur d’observation des tortues marines. 

Observer les tortues marines 

La réserve naturelle de l’Amana protège ce site exceptionnel. 

Voici les périodes clés pour organiser votre visite : 

  • Période de ponte : de février à août 
  • Éclosions : d’avril à mi-octobre 
  • Moments d’observation : 2 heures avant et après la marée haute 
  • Contact : Réserve Naturelle de l’Amana 

À respecter pendant votre visite : 

  • Ne pas utiliser de flash ou de lumière blanche (préférer une lampe rouge), 
  • Rester silencieux et à distance, 
  • Ne pas toucher ou déranger les tortues, 
  • Ne pas consommer les œufs, 
  • Ne pas emmener de chiens. 

Une expérience unique en terre amérindienne 

À Awala-Yalimapo, vivez une immersion authentique au cœur des traditions amérindiennes. Rencontrez les habitants Kali’na, fiers de partager leurs savoir-faire ancestraux, et laissez-vous porter par la sérénité des plages au coucher du soleil. Assistez au spectacle bouleversant des tortues marines venues pondre sur le sable, dans un cadre naturel préservé. Une expérience culturelle et sensorielle unique vous attend. Laissez-vous surprendre par la force tranquille d’un village où le temps semble suspendu.