Inondations à Yalimapo : le point sur la situation

Dans la nuit du 5 au 6 octobre, une forte houle a touché le littoral de Yalimapo, provoquant une montée rapide des eaux et une coupure d’électricité partielle. Les agents techniques de la CCOG se sont mobilisés dès les premières heures pour protéger les habitations et contenir la submersion. Une vigilance renforcée est maintenue et une nouvelle réunion de crise est prévue ce mercredi 8 octobre à 11 h à la mairie d’Awala-Yalimapo.

Dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 octobre, une forte houle d’une intensité inhabituelle a touché le littoral de Yalimapo, sur la commune d’Awala-Yalimapo.

Vers 3 heures du matin, la mer est montée jusqu’à la laisse de haute mer, atteignant les abords immédiats des premières habitations, sans toutefois pénétrer à l’intérieur des maisons.

Cet épisode de submersion marine, d’une ampleur rarement observée à ce niveau du rivage, a mis à l’épreuve le dispositif de protection du littoral.

La CCOG mobilisée dès les premières heures

Dès le lever du jour, la CCOG a déployé ses agents techniques sur le site de Yalimapo.

La pose de la barrière amovible anti-submersion, initialement programmée pour le lundi matin, a été effectuée en urgence dès 8 h par les équipes communautaires.

Les agents du service technique se sont ensuite relayés sur place sans interruption jusqu’au mardi matin, avec une brève pause entre 23 h et 3 h, afin d’assurer une présence constante et sécuriser le secteur.

Des pompes d’aspiration ont été installées sur plusieurs points critiques pour évacuer l’eau accumulée et empêcher toute infiltration dans les habitations les plus exposées.

Ce travail rigoureux et de terrain a permis d’éviter toute entrée d’eau à l’intérieur des maisons, notamment dans une zone particulièrement vulnérable, et de protéger efficacement les habitants.

Le dispositif a été renforcé par la mise en place de barrières Vauban en bout de ligne, servant à la fois de rempart et de filtre contre les déchets végétaux charriés par la houle.

Dans le même temps, les équipes ont creusé un canal de dérivation temporaire derrière la barrière amovible, facilitant ainsi l’écoulement de l’eau vers la mer.

La police municipale de Mana, ainsi que les sapeurs-pompiers de la caserne de Mana, sont également intervenus pour appuyer la mise en sécurité du secteur, en coordination avec les services techniques de la mairie d’Awala-Yalimapo.

Un dispositif éprouvé

Depuis son installation, le dispositif anti-submersion de la CCOG a prouvé son efficacité lors de chaque épisode de forte marée.

C’est la première fois en un an qu’il ne suffit pas à contenir intégralement l’eau, en raison d’un phénomène de contournement inédit au niveau d’un point bas situé près des sanitaires publics.

Ce constat met en évidence la nécessité d’un ajustement technique du dispositif, déjà envisagé par les services de la CCOG et les partenaires locaux.

La morphologie du littoral ayant évolué, une étude complémentaire devra déterminer jusqu’où et à quelle hauteur prolonger la barrière pour sécuriser durablement Yalimapo.

Malgré cette évolution, le dispositif antisubmersion a toutefois permis, avec le travail des agents, d’amortir la force de la houle et de limiter les impacts matériels.

La réactivité et la mobilisation des agents communautaires, municipaux, territoriaux et des pompiers et de la police municipale, ont évité des conséquences plus graves pour les habitations et les habitants du village.

Réunion de crise et premières décisions

Une cellule de crise s’est tenue mardi matin à Awala-Yalimapo, en présence du maire, vice-président de la CCOG et vice-président de la CTG, monsieur Jean-Paul FEREIRA, du SDIS, de la CCOG, du bureau d’études représenté par Yohan CHEVALIER, ainsi que de plusieurs habitants.

Les constats établis ont permis d’identifier plusieurs points :

  • Les conditions météorologiques ne laissaient pas présager une submersion d’une telle ampleur.
  • La barrière amovible a rempli son rôle mais doit être adaptée pour couvrir les points bas.
  • L’eau a contourné la barrière à proximité des sanitaires publics, provoquant un déplacement d’eau vers les zones basses.
  • Aucun logement n’a été inondé à l’intérieur.

Mesures immédiates décidées sur le terrain

Plusieurs points ont été actés à l’issue de cette réunion :

  • Déplacement des deux premiers blocs de la barrière amovible vers le point bas identifié.
  • Renforcement du dispositif à cet endroit à l’aide de sacs de sable.
  • Mobilisation d’EDF avant chaque marée haute prévue ce soir et demain matin.
  • Rebouchage du canal provisoire par la CTG ce soir, puis demain matin.

Les agents techniques de la CCOG retourneront sur place ce mardi à partir de 16 h afin de préparer la prochaine marée haute et d’assurer un suivi continu du dispositif.

Une nouvelle réunion de crise se tiendra ce mercredi 8 octobre à 11 h, toujours à la mairie d’Awala-Yalimapo, pour faire un nouveau point sur la situation, les observations du terrain et les ajustements nécessaires.

Recommandations à la population

Face à ces phénomènes de forte houle, la CCOG rappelle aux habitants du littoral les comportements à adopter en cas de débordement ou de montée des eaux :

  1. Coupez immédiatement l’électricité en cas de risque d’infiltration d’eau.
  2. Placez vos documents et objets de valeur en hauteur.
  3. Suivez les consignes officielles de la mairie ou des autorités de secours.
  4. Évitez de circuler dans les zones inondées ou proches du littoral pendant la marée haute.

Ces gestes simples contribuent à la sécurité de tous et facilitent le travail des équipes d’intervention.

Une vigilance maintenue et un service public exemplaire

Les équipes de la CCOG poursuivent leur mobilisation aux côtés des habitants d’Awala-Yalimapo.

La présidente Sophie CHARLES a tenu à saluer la réactivité, le professionnalisme et l’engagement exemplaire des agents communautaires, qui ont démontré, sur le terrain, la capacité de la CCOG à intervenir efficacement dans l’urgence pour protéger les habitants de l’Ouest guyanais.

Ce qu’il faut retenir

  • Début des inondations : dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 octobre, vers 3 h du matin.
  • Déploiement du dispositif anti-submersion : dès 8 h le lundi matin, sous la coordination directe de la CCOG.
  • Origine du phénomène : la mer a progressé sur une portion de plage dont la physionomie a évolué au fil des mois, modifiant la répartition naturelle du sable et favorisant la pénétration de l’eau vers une zone jusqu’alors épargnée.
  • Présence continue des services techniques de la CCOG : depuis lundi matin, les agents communautaires interviennent à chaque marée, pendant plusieurs heures, pour pomper, nettoyer, retirer les débris et éviter l’accumulation d’eau avant le cycle suivant.
  • Travail collectif : appui des services techniques communaux, de la police municipale de Mana et des pompiers, en soutien à la CCOG.
  • Prochain rendez-vous : réunion de crise prévue ce mercredi 8 octobre à 11 h à la mairie d’Awala-Yalimapo.

Cet énorme travail de terrain, réalisé dans des délais très courts entre chaque marée, illustre pleinement la capacité d’action, la rigueur et la solidarité des agents de la CCOG et de leurs partenaires pour sécuriser le littoral et protéger la population.