Dans le cadre de la demande d’autorisation environnementale portant sur le projet d’extension de l’installation de stockage de déchets non dangereux (ISDnD) de l’Éco-pôle Colibri, à Saint-Laurent-du-Maroni, une consultation du public par voie électronique s’est tenue du 11 juin au 08 septembre 2026, soit une durée de 93 jours.
Pourquoi une enquête publique ?
L’enquête publique constitue une étape essentielle dans la procédure d’autorisation environnementale. Elle garantit l’information et la participation effective des citoyens à un projet susceptible d’avoir un impact sur leur cadre de vie et leur environnement. Concrètement, cette consultation a permis :
- la mise à disposition en ligne accessible au public du dossier complet du projet (étude d’impact, étude de dangers, avis des services consultés, etc.) ;
- l’organisation de quatre permanences et de deux réunions publiques, à l’ouverture et à la clôture de la procédure ;
- le recueil et l’examen contradictoire des observations citoyennes, avec réponse motivée du maître d’ouvrage.
Ce dispositif assure la transparence de la décision publique et permet d’éclairer l’autorité compétente avant toute délivrance d’autorisation.
Le contexte du projet
Le projet vise à porter le périmètre de l’installation classée de 145 640 m² à 274 270 m². Cette extension doit permettre d’assurer la continuité du service public d’élimination des déchets de l’Ouest guyanais, face à un risque de saturation à court terme des capacités actuelles, dans l’attente de solutions de prévention, de tri et de valorisation à plus long terme (horizon 2038).
L’avis du commissaire enquêteur
Au terme de son analyse, comprenant l’examen du dossier, une visite du site, l’étude de l’unique observation déposée ainsi que des avis institutionnels et mémoires en réponse de la Communauté de communes de l’Ouest guyanais (CCOG), le commissaire enquêteur, M. Jean-Claude Ho Tin Noé, a émis un avis favorable assorti de trois réserves :
- Compatibilité urbanistique : l’autorisation est conditionnée à l’aboutissement de la procédure d’évolution du plan local d’urbanisme et, le cas échéant, au passage devant la CDPENAF.
- Compléments techniques : avant les travaux, la CCOG devra transmettre pour validation les plans de gestion des eaux pluviales, les données sur la nappe phréatique, le traitement des lixiviats et la note de calcul de la torchère biogaz.
- Pérennisation de la compensation écologique : l’obligation réelle environnementale garantissant les mesures de compensation devra être contractualisée avant tout début de travaux affectant les habitats naturels concernés.
Ces réserves visent à s’assurer que les garanties environnementales et sanitaires annoncées par le maître d’ouvrage seront pleinement effectives avant la mise en œuvre du projet.